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Réaliser une analyse de risques : Quatre étapes pour équilibrer les investissements et les incidents

Expertise en sécurité Passer à l'action 04-07-2022

De nombreuses estimations sont basées sur des sentiments instinctifs. Suite à ce que vous entendez, lisez et voyez autour de vous, vous allez aborder les risques de manière plus ou moins précise. Mais rappelez-vous que l’angoisse est mauvaise conseillère. Il est préférable de vous baser sur des données réelles. Avec une analyse de risques, vous mesurez l’inconnu pour vous permettre de le maîtriser par la suite. Si vous vous attelez à cette tâche, vous serez prêt lorsque tôt ou tard des incidents surviendront. N’attendez pas que l’incident se soit produit pour prendre des mesures, car les dommages peuvent vous coûter cher. Une organisation a tout avantage à prendre ce point au sérieux !

Nous avons eu un entretien avec Emiel De Smet – « DS-Consulting », un conseiller en sécurité expérimenté qui rassemble par passion les lettres d’information sur les incidents. Il est un conseiller de confiance dans les projets avec les autorités et les entreprises qui prennent des mesures de sécurité. Il était encore conseiller pour la protection des bijoux de la couronne portugaise.

L’analyse des risques en quelques mots :

  1. Faire l’inventaire les risques
  2. Calculer la probabilité des risques
  3. Évaluer chaque niveau de risque et son impact éventuel
  4. Prendre des mesures (OFEM) : mesures organisationnelles, physiques, électroniques et de notification)

Étape 1 : faire l’inventaire des risques

Avant de vous atteler aux mesures de sécurité, listez d’abord les risques de manière détaillées, conseille Emiel De Smet. Vous faites l’inventaire de tous les risques potentiels que ce risque puisse se produire. La réponse est simplement : oui ou non. Pensez dans ce cas non seulement aux risques courants comme le vol, l’incendie, la grève, le piratage ou le vandalisme, mais ajoutez-y d’autres éléments comme l’alimentation en gaz raccordée, la guerre, l’espionnage, l’alerte à la bombe ou le crash d’un avion. Qu’est-ce qui peut réellement survenir sur le terrain ?

 

Étape 2 : calcul de la probabilité des risques

Si vous avez fait une liste de tous risques possibles, vous allez ensuite les évaluer au niveau de leur probabilité. Quelle est la probabilité que chaque risque se produise ? Très probable ou probable à 70 %, une moyenne de 50 % ou la probabilité est très faible et donc de seulement 10 % ?

Il est en outre préférable de ne pas réaliser une analyse de risques seul, mais de tout vérifier auprès de plusieurs personnes de l’entreprise. Vous seriez surpris de constater que des collègues d’un autre département peuvent avoir une vision différente des risques, car ils contrôlent une autre partie de l’organisation.

 

Étape 3 : évaluation de chaque niveau de risque

Imaginez que l’incident se produise, quels seront les dommages provoqués ? C’est la question suivante que vous vous posez après le calcul de la probabilité. Un crash d’avion est assez peu probable pour un chantier de construction, mais les conséquences peuvent être désastreuses. Tant au niveau du matériel, qu’au niveau humain. Le niveau 5 est un risque avec des conséquences élargies, le niveau 1 a seulement un impact faible.

Si vous avez compris qu’un chantier n’est pas l’autre, vous savez directement qu’une analyse de risques ne peut être un document standard. Qu’est-ce qui caractérise l’environnement du chantier ? À quel stade est le projet : s’y trouve-t-il du matériel onéreux, des travaux d’excavation sont-ils en cours ? Cela fait une différence au niveau de la perte potentielle. Et quelles sont les tendances macro-économiques ? Et à quelle allure peut-on remédier aux dommages ? Ou un enchaînement en cascade des frais est-il possible ? N’oubliez finalement pas aussi les potentiels dommages à l’image. La sécurité est une attitude. Vous devez oser tout prendre en compte car « Murphy » peut toujours émerger.

D’autre part, le risque a peut survenir plus de fois que le risque b. Ajoutez de ce fait la fréquence des incidents dans la liste. Toutes ces informations rassemblées constituent une matrice intéressante pour envisager des mesures ultérieures. Et ces mesures ne doivent pas nécessairement provoquer de gros investissements. Elles peuvent tout aussi bien déboucher sur la mise au point d’un scénario.

Étape 4 : prendre des mesures (OFEM)

Maintenant que vous disposez d’un outil de mesure, vous pouvez les mettre en œuvre. Quels sont les points faibles que vous souhaitez couvrir ? Vous devez cependant considérer qu’il y aura toujours des choses que vous devrez accepter. Il subsiste un pourcentage de risques que vous ne pourrez jamais totalement couvrir. Emiel De Smet renvoie dans ce cas par exemple à la franchise d’une voiture. Vous devez accepter ce dernier petit pour cent, mais une série de mesures peuvent vous permettre d’éviter pas mal de dommages.

a. Mesures organisationnelles pour éviter les incidents

Parfois une mesure organisationnelle est suffisante pour maîtriser un risque. Pensez aux bonnes habitudes ou à un accord ou une procédure interne que vous communiquez régulièrement. L’obligation de porter des vêtements de protection est une mesure évidente sur un chantier, mais pensez aussi :

  • à tenir un inventaire du matériel de chantier,
  • aux procédures « Que faire si » pour tous les scénarios possibles,
  • aux exercices incendie réguliers et à une culture qui les apprécie,
  • au marquage du matériel de chantier d’un symbole reconnaissable et
  • la conservation des clés dans une zone fermée et occupée.

b. Mesures physiques

 côté des mesures organisationnelles, vous avez bien entendu aussi besoin d’adaptations physiques sur un chantier. Nous pensons ici à :

  • Clôtures de chantier avec verrouillage ad hoc,
  • sorties et voies d’évacuation clairement signalées,
  • porte d’entrée à tourniquet,
  • toiles de chantier empêchant de voir le chantier et
  • vêtements de travail qui accentuent l’identité de l’entreprise.

c. Mesures électroniques

D’autre part, il existe pas mal d’accessoires électroniques pour éviter les risques ou pour en limiter les conséquences. Pensez par exemple :

  • à la surveillance par caméra à hauteur du conteneur de chantier et du matériel rassemblé,
  • à la détection de l’effraction aux points d’entrée,
  • à l’enregistrement automatique des présences avec badge
  • aux suiveurs GPS et
  • éclairage marquant.

d. Mesures de notification

Pour conclure, en prenant contact avec les voisins et les services de police, vous pouvez encore prévenir tout un éventail de risques. Quand les services de secours locaux ont des informations sur le chantier, vous pouvez ainsi gagner un temps précieux. Et pensez  à remettre les  coordonnées de contact du responsable de chantier aux voisins. Ainsi, les comportements suspects peuvent être rapidement surveillés ou les rumeurs peuvent être captées et neutralisées avant que les choses ne menacent de devenir incontrôlables.

 

Quand investir dans des mesures de sécurité ?

La gestion du risque est une activité permanente. Elle ne s’arrête pas à 17 heures. Pour l’approcher de manière durable, vous devez tout d’abord et surtout la prendre au sérieux. Veillez ensuite à connaître le problème et posez-vous alors la question : puis-je justifier de ne pas entreprendre quelque chose à ce propos ? Pour les facettes pour lesquelles vous ne disposez pas de toutes les connaissances dans l’entreprise, il est préférable de faire appel à des externes. De cette manière, un conseiller peut vous aider à faire une liste des risques et à élaborer des solutions.

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